LA ROSE VOIT ROUGE, Et le miserere de Hollande
29/10/2011
LA ROSE VOIT ROUGE et le miserere d' hollande
(À propos du discours du président français avant le G20 prochain) : Il est déconnecté de la réalité (M. Lepen) ; Il n'a rien proposé, rien de rien (Eva Joly) ; D'autres savent (maintenant) ce que Sarko aurait dû faire avant ; d'autres encore le trouvent à bout de souffle : son volontarisme, sa capacité à rassurer et à prendre toute responsabilité sur ses propres épaules semblent faiblir ?? !? on peut toujours trouver des défauts, des manques de vision ou d'anticipation, on peut.. on peut.. mais c'est démago et nul de chez nul. C'est ennuyeux à mourir et presque détestable pour le français de base qui se sent pris pour un con.Tout est dans le regard mais sans oublier que c'est le sien propre. Tel le verre à moitié-vide-à-moitié-plein, telle est la pensée, en son manque ou en son élan. À moitié plein n'est-il pas plus enthousiasmant, et même avec des bulles ? N'est-il pas ?Donc la campagne reprend avec le même esprit tordu, tel un contrat sur un homme. C'est vrai qu'on peut être contaminé par le printemps arabe. Si Kadhafi ne lui donne pas même un bon point de plus, alors on en profite pour ressortir les crocs. Depuis des mois la droite se tait, et même se terre, comme si DSK l'avait électrochoquée. Certes il y bien quelques "affaires" qui pourtant finiront toutes comme dab : des bulles. Et la p'tite Dati qui nous fait sa crise pouloutte ??!?Mais le "monstre" est réveillé, et il veut réveiller le français. Que nenni !!! Alors ressortons les arcs, les flèches, fléchettes et l'bazouka. Enfin on peut rebouffer du sarko, c'est chic.N'est-il pas imaginable qu'on puisse se battre certes, mais seulement sur le plan des idées, des chiffres, des expériences, des résultats... ? À les entendre il n'est qu'un seul homme qui compte en France, sorte d'ennemi public n°1. La ROSE VOIT ROUGE à son seul nom. Mais c'est la Rose qui l'a mis sur un piédestal et qui l'encense de haine, et de peur. C'est ainsi qu'on élève "l'ennemi" à une importance exaltée. C'est notre rêvasserie non notre profonde réflexion qui nous joue ce tour pendable.
Ce matin sur A2, j'entends le miserere de F. Hollande : "vous vous rendez compte dans quel état Sarkozy va me laisser la France" dit-il à la journaliste. Est-ce un argument ? En toute chose, si on prend le relai, c'est qu'on y tient. Personne ne vous oblige à être dans la course. D'autre part c'est un acte solidaire, où l'amour-propre doit se dépasser -accepter les faiblesses précédentes- comme devra faire le suivant. Son prédécesseur ayant eu aussi, à faire avec les "dégats" précédents. Et qui sait, la droite est très certainement en train de manger son pain noir, et comme toujours - au vu de l'effort immense accompli ces dernières années par le gouvernement et ceux de toute l'Europe - le pain blanc lui reviendra. Qu'il arrête de pleurnicher ou qu'il aille se coucher. La gauche a connu ce pain blanc, c'est pourquoi elle est tombée dans une facilité fatale pour l'avenir : 35 h, retraite à 60, multiplication des dépenses publiques... pendant que la Chine, l'Allemagne et d'autres se retroussaient davantage les manches et se serraient sacrément la ceinture. La lucidité ne lui appartient pas, et puis il n'a pas encore son ticket de capitaine.Cà manque de hauteur tout çà. Sous Baladur, Chirac, Giscard, Mitterand c'était plus noble. Mitterand se battait très noblement. Montebourg et Valls sont les plus aptes à un débat d'idées non parasité d'autant de ressentiments. Dommage.
Ils m'ont donné envie d'y croire. J'aimerais croire en Hollande, "l'homme neuf", mais il a seulement repeint sa carosserie : sa motivation (son moteur de campagne) est vieille et réchauffée, depuis... Mitterand. Un moment, il m'avait paru apaisé, et puis patatra.. Oui il ne faut pas avoir peur du neuf.. mais pas avec du vieux. Surtout quand on s'interroge sur le Titanic qui nous porte.. Tout çà c'est pas rassurant. Aussi rassuré comme hier par le capitaine je vais m'coucher tranquillisé : le titanic n'est qu'un vieux cauchemar. La mer est démontée, mais il veille... quand d'autres voudraient le voir couler.
Il impulse tant de choses au niveau national, européen et mondial. Certes c'est jamais assez. Comme en toute famille, il y a le critique (langue dure et le reste mou) celui qui veut le haut, celui qui veut le bas, l'autre la droite, l'autre la gauche, et l'autre.. et puis il y a celui qui tâche un peu de bon sens. Les hyènes aiment mordre en tous les coins. Et parfois, pour sauver l'héritage (rarement comme en toute famille), il y a l'union familiale. Alors... va pour des gouvernements d'union nationale. C'est la guerre.. des nerfs.
Tags : campagne presidentielle hollande
Catégorie : Coups de gueule
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