LA PROTESTATION INTÉGRISTE, quelle valeur a cela ?
30/10/2011
"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" Mais cela s'adresse aux hommes de tout camp : en vrai il n'en est pas un d'authentiquement meilleur.
Ce dimanche matin je lis sur Orange, la protestation intégriste à propos d'une mise en scène où l'on enverrait des grenades ou des matières fécales sur le visage du Christ. Sans doute la scène du film faisant scandale n'est peut être pas délicate. Encore faut-il voir si elle a force symbolique ou pas, par exemple de la déchéance ou de l'indignité humaine. Et même, l'idée ne serait pas géniale. Bien qu'exprimer ainsi l'irrespect pour le sacré, à l'évidence, çà marche. Pourtant l'intéressé n'a pas hésité (le Christ) -pour son Idéal- à se laisser SALIR au plus au point par les hommes. Alors...
Mais au fond, les intégristes, que cherchent-ils à nous vendre ?????????
Le jour où l’humanité rangera Dieu au placard des antiquités, le diable et l’enfer s’empresseront de le rejoindre. Dieu est l’invention la plus diabolique. Le divin n’a pas besoin de Dieu mais du seul élan, de la seule foi en l’Esprit Mystérieux. Lequel n’a besoin d’aucune croisade chrétienne ou musulmane ni étendard guerrier (Got mit uns) ni devise fut-ce américaine (In God we trust). Il n’exige aucune soumission humiliante ni arrogance haineuse ni compromission honteuse. Sans Dieu, l’exaltation à l’origine de la fausseté d’idéalismes déboussolants perdrait en vitalité. Sans l’Esprit de perfection il n’est plus de diviseur ni d’accusateur ni d’orgueil. L’Esprit sain reprend place à l’endroit et passe au défi évolutif suivant. Confondre l’orgueil et Allah révèle pourquoi “Allah est si grand” en la diabolique hypocrisie de l’humanité. Ce “miséricordieux” égorgeur satisfait nos quotidiennes simagrées car c’est nous-mêmes que nous vénérons. VOILÀ POURQUOI TOUS LES dieux SONT SI PITEUX. Les cauchemars de la haine habitent les mensonges angoissants de l’âme accusatrice et barbare. L’amour, la peur ne cohabitent pas. S’ils paraissent ensemble, c’est en un mental possédé de mi-vérités en angoissantes contradictions. Mais si l’idéal -l’amour réel- s’empare du mental, il n’est plus de crainte. Peur et rancœur habitent le mental, pas l’Esprit
L’amour-bonté est en l’oubli de soi pour l’autre sans calcul ni condition ni morale ni religion. L’amour vache est de très loin le plus authentique. Amour, tolérance, justice sont des farces. Qu’avons-nous d’authentique hors notre nature limitée, base de nos déviances ?Tous nos regards sont à reconsidérer. Combien d’actes sans profondeur, tels la religion et l’amour par habitude ! “Confort moral” du connu, menace du nouveau. Comment se satisfaire d’illusions sans explorer les rivages lointains, lieux de danger où la Vie a aussi un sens, et à l’épreuve s’affûter l’humanisme ?
Je ne veux pour religion que le sens qui m’anime. “Dieu” s’il existe me voudrait-il autrement que bien réveillé, amoureux du sens ?
«C’est Dieu qui le veut !» dit un jour l’esbola terroriste (journal télévisé). L’éternelle vitalité aurait-elle besoin du bras humain pour faire justice ? S’il faut une liberté d’action au désir, une telle transgression est folie. D’arrogants religieux, de perfides rhéteurs exhortent à la haine, citant le dieu vengeur de la lapidation, punisseur «d’infidèles». L’infidélité -à la Vie- me semble en nos jalousies, nos cupidités, nos faiblesses d’amour, nos prétentions et hypocrisies justicières. Ce n’est pas un enfant de chœur ce divin meurtrier. L’imposture valorise la haine et le mépris. L’enfer est l’amour-propre en sublimes bassesses, contradictions et crimes. Pouvoir et religion divisent l’humanité, motivés par cette infidélité-là. Si la Loi du plus fort est la nécessité de l’élan vital, le mal est dans le regard humain.
Hitler aurait dit comme cet esbola, à la différence, qu'il se serait pris pour dieu lui-même et pas seulement son bras vengeur.
En nos affaires d’argent, de sexe, de religion, il y a toujours quelqu’histoire de “poutre dans l’œil”, de coupable vexation, et un Cœur infernal de prétention, prétexte, pressentiment, présage, préjugé.
Le chrétien vaut-il mieux qu'un autre ??? Valoriser c’est triompher dans le réel quand l’irréel hypnotise. La valeur ne peut se baser sur la morale ou la religion mais sur l’amour du vrai. À la seconde où il voit cela, il grandis et se libère. Idéologies, religions, thérapies divisent. Dans la plus insoutenable des souffrances, la suprême force n’a besoin ni de religion ni de sentimentalité consolatrices ni de guérisseur mais d’humanité vraie, d’ultime bonté, dignité et authenticité. Au Cœur de l’homme, la foi attend de révéler cette puissance-là. De nos proches nous n’avons besoin que de confiance.
L’âme insuffisante -et combien plus celle du névrosé extrémiste- quête sa solution en l’idée d’un jugement immanent, sanctionné de divinités. Les semblants tentent de l’apaiser et mènent à mille morts avant la vraie : la croix gammée, la soutane, la burqa, le crucifix... signes manipulés, provocants. Les semblants indiquent l’idéal mais ne le sont pas. Ils signifient mais peuvent autant manipuler. En manque de foi, en mauvaise foi, je vis des valeurs déformées. Aussi l’âme a-t-elle mission de découvrir les valeurs éternelles (inaltérables) et les faire siennes.
La haine fascine les idéalismes, les terrorismes. Pourquoi au nom du bien a-t-elle le regard tueur ?
L’attente essentielle n’est pas l’exigence habituelle des humains qui s’étripent, se suicident, névrosés de Dieu, de sexe, d’idéalismes et croyances, ces lots de consolations que tu choisis aux antipodes de la justesse.
C’est à la Vie qu’il faut se mesurer non à des idéalismes bien commodes (artistique ou religieux..). La Vie attend la clarification non des prétextes à faire plus et mieux. Se transcender c’est s’accomplir en se dépassant non en dérobades. Indigne, coupable, insuffisant, si tel je me sens je le suis. Mon sentiment enclenche le processus légal de la foi. Il convient dans le choix d’être juste et précis pour limiter les regrets. En sublimant sa foi, l’homme se transcende. Les valeurs sacrées se dévoilent devant le Mystère de notre insignifiance, pas en sentimentalisant la relation à un Dieu consolateur et protecteur. Si l’Esprit est sans pitié son amour est inconditionnel, aussi la foi reste la seule option. Mais les motivations nouvelles qu'elle nous ouvre sont un infini émerveillement, et d'une vérité divine assurément.
À quêter sentimentalement Dieu, et Lui aux abonnés absents, la juste crainte est de ne pas aimer inconditionnellement. Refusant son insignifiance, l'homme s’inventa sa suprême justification, Dieu. Le Christ symbolise le divin accompli. Son amour du Mystère et d’une réalité idéale inaccessible peut-être, n’est déjà plus n’importe quoi. Avouons l’irrationalité des croyances et des idéalismes. Que n’a-t-on accusé la pleine lune d’horreurs quand fantasme et peur s’exagèrent naturellement dans le noir ? «Je vois ce que je crois» ou «Je crois ce que je vois», la femme sirène, le monstre du Loch Ness, la soucoupe volante, l’esprit parlant. Si je ne crois pas à un monde hors de mon horizon, il n’est ni Jésus ni Hitler.
Se laissant diriger par ses sens et ses infantilismes, l'homme ne considère pas encore l’idéal mais des idéalismes de substitution. Lesquels sont un enfer qui veut se prétendre le ciel : les intégristes cherchent à nous vendre ce ciel-là.
C'EST DIMANCHE, J'AI VOULU FAIRE UN.... SERMON.
Tags : scandale dieu christ LA PROTESTATION INTeGRISTE quelle valeur a cela allah religion
Catégorie : réflexions
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