Nous pouvons bien pleurer nos soldats, nous émouvoir de nos drames, infime partie des drames humains, nous nous apitoyons sur notre misérable condition. Nous pouvons bien accuser Dieu ou diable tel un rebelle, nous indigner d'un tel sort, c'est se faire mal à l'orgueil. Nous avons beau justifier nos morts, nos idéalismes c'est pour ne pas se trouver flingué par le peloton d'exécution des opinions du monde. Nous avons beau nous culpabiliser des erreurs en nos choix c'est pour retomber dans nos trop émouvantes sentimentalisations.
Laccomplissement n'est pas la servilité à lopinion, aux croyances, à Dieu mais lucidité libérée d'illusions, seule façon d'anihiler l'idéologie haineuse. Démystifier c'est comprendre qu'avant la haine est l'idéalisme ce semblant d'idéal moral. Toute idéologie mène un combat de morale contre morale : présentement judéochrétienne, judéocommuniste, nationaliste, islamiste. La morale empêche la Conscience de travailler à son accouchement douloureux mais vital. La morale sécurise le faible l'empêchant d'être fort au risque d'oublier la Loi du plus fort, Morale des morales. Plus que désigner le mal, la Vie l'apprivoise.
La dureté de la vie est dans le cynisme de morales qui ne sécurisent quen apparence, nous asservissent à moult illusions et profiteurs de notre débilité. Puisque le mal exige voracement des sacrifiés doit-on le combattre par la fausseté de nos idéalismes, traiter le mal par le mal ? Lapaisement, la clairvoyance et toute valeur universelle jamais ne surgiront de nos fausses motivations. Toutefois nous devons bien à nos jeunes sacrifiés et à tous ceux tombant sous le joug du mal une méditation sur nos motivations et sur le bien-faire. Labus dauto-célébration (lorgueil) du mal ne doit pas nous contaminer : noublions pas que notre tâche essentielle est de comprendre et daccepter lEsprit de la Vie.
Alors faut-il faire la guerre au mal nommément envoyer des soldats en Afganistan ? Chacun a déjà sa guerre avec lui-même et ses sacrifices consentis. Quant à la guerre avec le monde, s'il faut des sacrifiés, autant qu'ils le soient dans le consentement. S'il faut infiltrer le mal pour le comprendre et l'accepter que ce soit pour le transformer en bien : tâche essentielle de l'humanité.
j.p.
ENVOYONS NOS SOLDATS au nom des valeurs civilisatrices ; pour des guerres de morales, d'idéalistes, d'égocentrismes "sublimes", "Got mit uns" au drapeau. Sous le blason divinement doré du djihadiste taraudent obsessionnellement l'envie, la haine, la honte, l'humiliation, une souffrance (coupable) qui le convainc de sa perfection ; un fichu doute obsédant si douloureux sous la contrainte idéaliste que le symptôme suicide devient préférable. Sublime cela ? Ce qui serait sublime c'est l'apaisement des exaltations, nos folies idéalistes opposées au sens (harmonieux) de la Vie. Peut-on bâtir une civilisation et surtout ses valeurs sur des idées fausses ? Prenons garde aux nôtres pas si pures non plus. L'ingérence est une magnifique idée française mais sommes-nous à la hauteur des arbitrages ? Il faut plus que le sacrifice de gamins de vingt ans pour sublimer cela. Il en faudra des souffrances témoignant de nos vérités égarées pour approcher l'idéale vérité.
Les idées, les idéaux sont en marche évolutive, la souffrance est le facteur de conversion de nos insuffisances, qu'importe notre sentimentalisation.
merci de ton message, et oui, je vais reprendre ma bâton et ne pas me laisser aller. Courage pour l' eloignement de votre fille? qu' est ce que ca doit etre dur d' accepter...... mais bon, si elle est bien entourée, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...... a +
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tout ce qui donne VALEUR à la VIE.
D'un émoi l'autre, c'est là son charme.