une main
15/9/2009
UNE MAIN
Ah malheureux, tu attends
Tu attends sur ton chemin,
Tes pleurs sont pleurs d’enfant
À qui il manque une main.
Venu trop tôt ou trop tard
Tu croyais au paradis,
Et la terre est cauchemar
En son hiver infini.
Sans joie, de grands yeux pesants
Sous tes draps froids regrettent
D’être nés, d’avoir dix ans.
De rage tu t’enfouis ta tête.
On te promit un jardin,
Un bel été en ce monde,
Puis des hommes, des copains,
Non une terreur immonde.
Dans cette amère froideur
Mais où donc est la main ?
Immobile un enfant pleure...
Il veille et pense au matin
Tags : enfant une main poesie poeme
Catégorie :
poème-poésie