COMME UN DAMNÉ
22/9/2009
COMME UN DAMNÉ
Mon Cœur est si lourd de souvenirs que fébrile Il tempête et frissonne ; le voilà aux abois, S’accuse et dénonce tout le monde à la fois ; Il torture ses flancs pour une peccadille.
Toutes ses guerres, saignées de mots si puériles Vrillent les entrailles, et abandonnent sans voix Le murmure qui dit ce pourquoi il a froid : Le sublime n’est pas dans ses vues, un mobile.
L’ennui, Ô je le sais ! Il ne veut point grandir. Débile, préférant gémir, sans repentir ; En vérité il a choisi de guerroyer.
Oui hélas ! Ce Cœur en retrait tel un lâche Agité, il s’écrie au lieu de faire sa tâche, C’est par faiblesse qu’il souffre comme un damné.
Tags : damne poeme poesie
Catégorie : poème-poésie
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