Si l’univers et sa quête d’harmonie concrétisent la force du “créateur”, considérant ma force de dépassement je possède un pouvoir divin pour le temps qu’il me concède. Seule l’allégeance à l’Esprit m’aide à accepter ce qui ne cesse de m’agenouiller : morale, opinion, humeur du monde. La Loi s’intéresse à l’accomplissement non au cynisme moqueur du monde ni à la suffisance. Il faut vouloir plus mais dans la Loi. Les capacités humaines démultipliées désorientent. Or c’est par elles qu’il faut retrouver le continuum de l’évolution ; en cela l’humain est divin et le miracle en lui. Rien ni personne ne le peut pour lui. Sa conscience ne cesse de s’élever au-delà des peurs ; sa compréhension l’emporte sur les croyances, les doutes, les préjugés ; d’esclave il devient maître, s’émerveille des pistes fabuleuses le distinguant de ses cousins primates. Quittant les arbres pour d’autres préférences il inventa la culture et l’activité sociale, comprit dans ses défis le processus gratifiant de la réflexion, commença l’aventure des découvreurs. L’amour du vrai (la sagesse) n’est pas dans l’obéissance stérile à des morales étriquées mais dans l’inconnu à décoder.
Qui est prêt à l’aventure spirituelle, à tirer la grande voile, glisser sous le vent ? L’homme pitoyable -ce qu’ordinairement je suis- se contorsionne aux conditions du monde. Choisir la condition (sa vie) est le règne de la souffrance, choisir l’inconditionnel (l’Esprit) apaise. Nature, circonstances, conventions contraignent nos comportements et impressionnent le mental d’obsessions. Quant la contrainte rencontre l’obsession c’est l’orage intérieur et une pluie de symptômes. C’est le privilège des grandes souffrances de se libérer de l’inessentiel. Tout autre pouvoir est prétention. L’idéal amour de la vérité, l’idéale vérité de l’amour, Cela n’admet aucun doute. Tranquillisé par Cela l’esprit retrouve l’énergie salutaire quel que soit l’obstacle. C’est cela méditer.
Nous pouvons bien pleurer nos soldats, nous émouvoir de nos drames, infime partie des drames humains, nous nous apitoyons sur notre misérable condition. Nous pouvons bien accuser Dieu ou diable tel un rebelle, nous indigner d’un tel sort, c’est se faire mal à l’orgueil. Nous avons beau justifier nos morts, nos idéalismes c’est pour ne pas se trouver flingué par le peloton d’exécution des opinions du monde. Nous avons beau nous culpabiliser des erreurs en nos choix c’est pour retomber dans nos trop émouvantes sentimentalisations.
L’accomplissement n’est pas la servilité à l’opinion, aux croyances, à Dieu mais lucidité libérée d’illusions, seule façon d’anihiler l’idéologie haineuse. Démystifier c’est comprendre qu’avant la haine est l’idéalisme ce semblant d’idéal moral. Toute idéologie mène un combat de morale contre morale : présentement judéochrétienne, judéocommuniste, nationaliste, islamiste. La morale empêche la Conscience de travailler à son accouchement douloureux mais vital. La morale sécurise le faible l’empêchant d’être fort au risque d’oublier la Loi du plus fort, Morale des morales. Plus que désigner le mal, la Vie l’apprivoise.
La dureté de la vie est dans le cynisme de morales qui ne sécurisent qu’en apparence, nous asservissent à moult illusions et profiteurs de notre débilité. Puisque le mal exige voracement des sacrifiés doit-on le combattre par la fausseté de nos idéalismes, traiter le mal par le mal ? L’apaisement, la clairvoyance et toute valeur universelle jamais ne surgiront de nos fausses motivations. Toutefois nous devons bien à nos jeunes sacrifiés et à tous ceux tombant sous le joug du mal une méditation sur nos motivations et sur le bien-faire. L’abus d’auto-célébration (l’orgueil) du mal ne doit pas nous contaminer : n’oublions pas que notre tâche essentielle est de comprendre et d’accepter l’Esprit de la Vie.
Alors faut-il faire la guerre au mal nommément envoyer des soldats en Afganistan ? Chacun a déjà sa guerre avec lui-même et ses sacrifices consentis. Quant à la guerre avec le monde, s’il faut des sacrifiés, autant qu’ils le soient dans le consentement. S’il faut infiltrer le mal pour le comprendre et l’accepter que ce soit pour le transformer en bien : tâche essentielle de l’humanité.
j.p.
ENVOYONS NOS SOLDATS au nom des valeurs civilisatrices ; pour des guerres de morales, d'idéalistes, d'égocentrismes "sublimes", "Got mit uns" au drapeau. Sous le blason divinement doré du djihadiste taraudent obsessionnellement l'envie, la haine, la honte, l'humiliation, une souffrance (coupable) qui le convainc de sa perfection ; un fichu doute obsédant si douloureux sous la contrainte idéaliste que le symptôme suicide devient préférable. Sublime cela ? Ce qui serait sublime c'est l'apaisement des exaltations, nos folies idéalistes opposées au sens (harmonieux) de la Vie. Peut-on bâtir une civilisation et surtout ses valeurs sur des idées fausses ? Prenons garde aux nôtres pas si pures non plus. L'ingérence est une magnifique idée française mais sommes-nous à la hauteur des arbitrages ? Il faut plus que le sacrifice de gamins de vingt ans pour sublimer cela. Il en faudra des souffrances témoignant de nos vérités égarées pour approcher l'idéale vérité.
Les idées, les idéaux sont en marche évolutive, la souffrance est le facteur de conversion de nos insuffisances, qu'importe notre sentimentalisation.
Observant Pomponnette à l’œuvre en sa manière d’exciter Mr Lechat je notais comme la nature met la femelle au centre de la Vie. L’excitation est femelle, la réaction est mâle. De la fleur à la femme en passant par l’animal, le désir mène la vie. La réaction mâle (son désir) est conduite par l’excitation femelle qui doit être première pour être juste. La femelle choisit son partenaire sur des critères qui lui conviennent sensément et dans le temps que lui signifie la Vie. Si le mâle respecte cet ordre, il est assuré d’assouvir sa partenaire et la Vie en même temps. En cette complicité, lui-même sera récompensé d’un suprême orgasme. La maturation du plaisir sexuel passe par la maturation d’une complicité dans l’Ordre vital donnant toutes ses chances à la fécondité. Laquelle n’est pas seulement création de la vie mais aussi de la Vie (d’une chaleur d’âme). Sans l’ardeur femelle, sans la patiente et ardente attention mâle, il n’est point d’assouvissement et point de fécondité. Nous sommes loin des premières satisfactions physiologiques, amères et frustrantes. L’observation de la nature nous apprend le Mystère de la Vie.
Le vrai guérisseur va à l’origine du mal quand nous ne cautérisons que nos jambes de bois : nos fausses croyances. Il m’exaspère de n’avoir su reconnaître un risque suicidaire ou psychotique ni mobiliser un silence d’ampleur morbide. Comment saisir ce qui se tait ou se masque, révéler l’expérience maladie, malheur, mal-être ? Comment montrer le danger à s’enfermer en l’imaginaire si la Vérité est le vrai dans la réalité ? La prétentieuse illusion traque l’âme faible : l’imaginaire hypnotise. Mr N. vient de me consulter agressif et insatisfait du psychiatre. Il vit sa psychose solitaire en son “château hanté”. Plus confortable Mr. A. hier faisait des châteaux en Espagne. D’autres geignent de leurs vies en châteaux de cartes. Les guérisseurs, en châtelains récoltent les loyers. Si tous en leurs chimères entrevoyaient le vrai château qu’ils n’imaginent pas. En leurs châteaux de détresse et d’hiver la réalité est trop loin, l’aide impossible. Quelle chance de rêver-vivre le château qui doit nous habiter ! Mais l’exigence pour s’identifier à lui, s’émerveiller de sa beauté.
L’idée du vrai beau, du vrai bon, du vrai bien ne provoque aucune souffrance mais une vie simple et paisible. Si tu souffres c’est que ta pensée est fausse, errant dans l’irréel, sans possibilité de satisfaction. La souffrance signe le mal-être d’une voie sans issue en fausse peur, fausse croyance, faux sentiment. Insensé, coupable malgré tes prétentions du beau, du bon, du bien, hors-la-LOI, tu es châtié. Certes tu suis la loi du monde qui aussi tordue et labyrinthique que la tienne te traque sans pitié de peurs absurdes. En tes inévitables écarts ta souffrance est ton salut.
Homme, quels que soient ton défi, ta misère, ta difformité apprend et pratique la seule pensée qui dans le réel t’apaisera.
Description : Nos créations : jardin, peinture, maisons de poupée, maquette, caneva, décoration, poésie, spiritualité, arts martiaux, art de vivre, éducation..
tout ce qui donne VALEUR à la VIE.
D'un émoi l'autre, c'est là son charme.