C’est printemps Docteur, faites-moi jolie. Ma chair est triste et molle, repulpez-moi ; Mes rides n’ont plus d’âge, relissez-moi. Pour l’amour, guérissez-moi autrement-dit.
Docteur ! j'espère que vous voyez : Mon ventre refait, et ces deux seins, Ces rides traitées, voyez mon teint ; Miracle tout cela l'an dernier !
Mais docteur, mes lèvres bien ourlées Supportent mal mes fesses flétries. De vieillir mettez-moi à l'abri ! Aussi, faites-moi liposuccer !
Nenni, noble dame ! vous pouvez Avec l'argent tous les traitements Faisant croire un rajeunissement. Sont-ce là toutes vos priorités ?
Combien vous en négligez ; et autant Là, une rancœur qui vous enlaidit ! Plus rapide oui, c'est la chirurgie ; Mais le miracle est le sentiment.
Jusque-là madame, vous hiverniez. Or soudain quelle angoisse ! Il fait beau. Ventre au soleil est moins laid s’il fait chaud Votre cellulite devient un chantier.
Noble chose madame cette beauté, Mais sans mode, sans lifting, sans mincir. Sous vos kilos pourquoi vous rajeunir ? L’amour n’a pas de laideur à réparer.
Une page après l’autre, et puis voilà l’été Et combien de roses enfouies dans mes pensées Qui s’offrent aux mille couleurs, et tant de parfums Dans la nature si belle de mon jardin.
Souvenir de mes tout premiers baisers, Qui brillent quelque part près d'une flamme ; De mes rêves d'antan où s'attendrit l'âme, À l'aube de mes nuits, de bras dorés.
Là, par les yeux charmants de la nuit, Cœur et corps palpitants se revoient bercés, D'une douce mère les mots de bonté Ceux qui éclairent encore mes aujourd'hui.
Cinq petits diables dans une chambre, Nichés dans l'amour chaud des ombres d'ambre : Sur les murs dansait un disque frivole ; Fermant les yeux cinq petits anges Dans l'âcre douceur d'une lampe à pétrole. Ô lointains souvenirs et parfums étranges !
Après avoir des hivers navigué En regrets, en chansons tristes, Et en complaintes divagué D'un cœur atteint le solstice, Qu'il est Bon Qu'il est bon d'aimer.
Pétillante gaîté, baume d'oubli, Pour cœur endolori de folie Je suis à toi ma reine que j'aime Dans notre château ma châtelaine,
Qu'il est Doux Qu'il est doux d'aimer.
Tu étreins en tes bras enlacés Un homme, un enfant délaissés. À l'enfant sur son front les câlins Ont des effets souverains. À cœur d'épouse, à cœur de mère Je fête et gratifie le mystère, Sans oublier toutes les mères Et certaines caresses amères...
Description : Nos créations : jardin, peinture, maisons de poupée, maquette, caneva, décoration, poésie, spiritualité, arts martiaux, art de vivre, éducation..
tout ce qui donne VALEUR à la VIE.
D'un émoi l'autre, c'est là son charme.