De l'art ou du cochon
29/10/2009
DE L’ART OU DU COCHON
De nos jours l’art devient cochon. Ne craignant pas même la prison Chacun ses coups, son sexe, sa violence Sa triche, sa drogue, son intolérance... Ses trafics d’influence ou de gros sous, Trompeurs, détraqués, simples filous...
Tout est génial, tout devient art Ce qui n’est pas scandale est rare. Douteux les avocats, les hommes de loi, Même en son médecin on n’a plus foi. Même les criminels prisonniers Jouissent de hautes célébrités. Politique, musique ou télé C’est délinquant, c’est du ciné. L’obscène se fête et fait recette, Soyons trou-du-cul pour être sélect. Et, curieuse l’odeur dans les affaires ??? Je me dis qu’il faut du caractère Pour mettre la sauvagerie en chanson. Est-ce bien de l’art ou du cochon ?
Si en ton pinceau frémit la lumière, Si tes mots ont l’accent des chaumières ; Si tes sentiments se colorent Avec passion, folie, féérie, Alors cueille le fruit de ton art, D’un langage sans fard ni bizarre. Si ton corps danse sa liberté, Sa jeunesse, son charme, sa beauté ; Si ta maitrise, ta force sans violence, Suscite aisance, honneur, tolérance, Qu’importe l’Art si c’est l’Harmonie Qui donne valeur, lumière, poésie... Mais aujourd’hui, TOUT devient art, Et selon la glandée, barbare.
Tags : cochon poesie art
Catégorie : poème-poésie
MON ENFANT
7/10/2009
MON ENFANTMon enfant ! Tu t’en vas... Par mille tourments Sous ton front pâle ; une vie s’étouffant... Mon enfant ! Parfum de fleur ; baiser De cils sombres encore pleins de rosée Qui ne caressent plus le cœur d’une mère. Et... ! Ta main frêle et blême dans celle d’un père..
Alors la vie ! Oui, la vie toute entière Devient cauchemar... Vie prisonnière, Cruelle et sévère... Toutes les mères pleurent Des larmes de misère ! Un monde meurt Quand l’enfant part. Et les regards.. les regards S'élèvent ! De sanglots lourds, de fièvre hagards. Un roi chéri, si petit, nous laissant sans mot Au seuil du royaume des petits angelots. Trop brèves ! Ô si brèves... ensemble.. ces secondes. Je sais ! La vraie vie est dans ton monde, Mais.. ! Brisé notre rêve d’une gaieté, d’un destin, D’un tous-les-trois, nous-tenant-par-la-main.
Qu’importent les cloisons gelées de la mort ! L’amour s’envole, et au-delà de nos corps Ton étoile filante grandira en nos cœurs ; D’autres sourires, d’autres trésors, d’autres bonheurs. Même révoltée.. Je sais ! Je sais cela... Tu es dans mon cœur au lieu de mes bras. 
Tags : poeme mort enfant chagrin
Catégorie : poème-poésie
ÉTHIQUE ET TOC
1/10/2009
ÉTHIQUE ET TOC
-Monsieur le Juge, voyez mon fils tordu
Car un médecin n’avait pas tout prévu
Du dommageable charme d’un virus malsain
D’une sanction divine par un coup du destin.
-J’entends bien madame votre lourd fardeau
L’amour a ses limites pour qui n’est point beau.
Donc voilà un chèque et la condamnation
D’un médecin sans Cœur et sans précaution.
-Et comprenez que pour son esprit fêlé
J’accuse qui a les moyens de payer,
Ce qu’un Dieu imprudent a voulu me faire
Quand lui avait les moyens de le défaire.
-Je vous entends madame sur votre mérite,
L’amour n’est point gratuit, il a ses limites,
Ce second chèque saura vous dédommager
D’une incompétence qui ne peut que choquer.
Aimer la Vie, vraiment, sans la monnayer
D’histoires toquées, sans nos médiocrités.
Aimer sans juger. Il n’est de clandestin
Au Cœur de la Vie du “parfait” humain.
Tags : poeme poesie douleur
Catégorie : poème-poésie
COMME UN DAMNÉ
22/9/2009
COMME UN DAMNÉ
Mon Cœur est si lourd de souvenirs que fébrile Il tempête et frissonne ; le voilà aux abois, S’accuse et dénonce tout le monde à la fois ; Il torture ses flancs pour une peccadille.
Toutes ses guerres, saignées de mots si puériles Vrillent les entrailles, et abandonnent sans voix Le murmure qui dit ce pourquoi il a froid : Le sublime n’est pas dans ses vues, un mobile.
L’ennui, Ô je le sais ! Il ne veut point grandir. Débile, préférant gémir, sans repentir ; En vérité il a choisi de guerroyer.
Oui hélas ! Ce Cœur en retrait tel un lâche Agité, il s’écrie au lieu de faire sa tâche, C’est par faiblesse qu’il souffre comme un damné.
Tags : damne poeme poesie
Catégorie : poème-poésie
UN SENS À MA DOULEUR
17/9/2009
Si l’on donnait un sens à ma douleur, Elle s’en irait et aussi mon malheur. Eh ! regarde-toi dedans ta glace ! Le miroir révèle bien les grimaces D’un corps tous les jours malmené, Depuis l’enfance, vilainement torturé. En milliards de messages, la vie construit Sur tant d’insoupçonnés, de sans bruit. Pourquoi mon mal ? Pourquoi ma souffrance ? Qu’est-ce qui me vaut cette importance ? Est-ce utile ? Est-ce un défi ? En quoi cela éclaire-t-il ma vie ?
D’admettre Dieu dans la catastrophe ? Qu’en la douleur, il m’apostrophe ? Or jamais, vraiment jamais mon âme N’a de lumière ; voilà bien le drame. Que de scénarios dans ce miroir Me mènent à la mort, sans les voir. Jamais guéri, bourré de cicatrices Et jamais, pas un seul feu d’artifice. J’aurai subi combien de morts Sans de l’âme comprendre la métaphore Des cauchemars, des rêves refoulés. Frustré, je laisse ma douleur hurler.
Aussi, dès qu’en mon âme j’entends... En immersion je suis sur le champ. Il en va d’une paix, d’un amour, D’une santé, d’un Plus au jour. Il en va d’une guérison d’un Cœur, Qui seul s’accorde malheur ou bonheur. Soignons l’essentiel, soignons la Vie À travers ou sans la maladie. Dans le mal, dans l’adversité, Un grand rêve veut se débloquer. Noircir un journal des méandres d’une vie, Rien n’embellit mieux que cette thérapie.
Le Mal gît dans le simple apitoiement Nombriliste : c’est l’ombre du grandissement. Par les coups durs apprendre à aimer, Voici la révélation qui m’a sauvé ; D’apprendre à casser ses fers Pour aider l’autre en ses revers. Vie infinie ! Complexité Divine pour mieux la nommer. Vie si belle dont on s’étonne De la démesure que l’homme lui donne ; Ce demi-dieu de lumière avide Souvent stupide... sordide.. perfide.
Tags : douleur poesie poeme
Catégorie : poème-poésie
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